Les stades de football vont-ils devenir des safe spaces ?

Dimanche dernier, le match entre l’AS Saint-Etienne et l’Olympique lyonnais a été une nouvelle preuve de la difficulté du pays à saisir la dimension anthropologique du football. Les réactions outrées des commentateurs face au déploiement d’un tifo dans les tribunes stéphanoises et à ce qu’on appellera par facilité « l’affaire Fekir » s’expliquent par leur incapacité à cerner le seuil de tolérance à la violence dans la sphère du football.

L’opposition entre « Sainté » et Lyon est la seule en première division, avec Nice-Monaco, à mériter véritablement l’appellation de « derby », dans la mesure où elle met aux prises deux villes issues de la même région et séparées de moins de 60 kilomètres. Ces rencontres donnent toujours lieu à des matches tendus, la rivalité entre foréziens et rhodaniens étant forte et historiquement ancrée dans les mentalités collectives.

Ce-que-la-polemique-Fekir-dit-du-football-francais.jpg Lire la suite