Incidents du Trocadéro : quelles conséquences en terme d’image ?

La communication se nourrit de symboles pour donner un sens au récit qu’elle veut proposer à ses cibles. Lorsqu’une entité entend communiquer autour d’un objet, elle élabore un ensemble de messages et d’arguments qui, bien ordonnés, doivent servir à transmettre un message, à le fluidifier et à en donner de l’épaisseur. Lundi 13 mai, à 18h30, le club du Paris Saint-Germain entendait communiquer au sujet de la remise de son trophée de champion de France. Le récit qu’il entendait raconter était celui du premier titre de champion glané depuis dix-neuf ans, en l’inscrivant dans une imagerie parisienne de prestige, de chic et de ferveur populaire. Ce récit a été perturbé par des bruits extérieurs. En l’occurrence, l’intervention au cours de l’événement de ceux qu’on appellera les « casseurs » a chamboulé momentanément la communication et l’image de l’entité PSG, et plus généralement de l’ensemble des acteurs ayant plus ou moins pris part à cet évènement.

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David Beckham, le joueur-marque

On l’avait un peu oublié, pour ainsi dire on l’avait rangé dans la case « transferts avortés/histoire ancienne ». Et puis jeudi matin, un frémissement trépidant s’est fait sentir dans la capitale. Les médias bruissaient d’une rumeur nouvelle qui se transforma bien vite en information certaine : David Beckham était à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière pour passer une visite médicale, et allait être présenté en tant que nouveau joueur du PSG dans l’après-midi. Lorsqu’en décembre 2011, le directeur sportif du club Leonardo évoquait ce qui était déjà une rumeur à l’époque, il parlait du joueur anglais en ces termes : « Beckham, c’est plus qu’un joueur, c’est une marque ». Alors, quelles caractéristiques la marque Beckham revêt-elle et quelles conséquences aura-t-elle sur l’image du Paris Saint-Germain ?

L’arrivée du Spice Boy dans le club de la capitale s’analyse sous le double prisme du sportif et du marketing.

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Les dix bonnes résolutions de la communication sportive pour 2013

Les débuts d’année sont sources de voeux (pieux?) en tout genre, de souhaits à tout va et de décisions diverses. Alors, pour ne pas déroger à la règle, et parce que nous sommes encore au mois de janvier et qu’on peut donc encore le faire, on dresse une rapide liste des « bonnes pratiques » que la com’ devrait adopter en 2.0.13.

Allez, et en préambule on en rajoute une, qui concerne directement « Le système du jeu » et que l’on essaiera de tenir: plus régulièrement sur le blog des articles tu écriras.

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Vous prendrez bien un peu de verdure?

Surnommé en toute modestie « The Championships », Wimbledon s’est longtemps pensé comme le seul et unique tournoi de tennis valable dans le monde. De la même manière que l’équipe anglaise de football attendit 1954 et un soir de cinglante défaite contre la grande Hongrie dans son mythique stade de Wembley pour comprendre que ce sport existait en dehors de son île, le tennis anglais s’est souvent pensé en miroir de lui-même.

L’Angleterre,  berceau en Europe avec les Pays-Bas (ex-Provinces-Unies) du capitalisme mondialisé et du libre-échange international, a toujours tenu à cultiver son splendide isolement.

Wimbledon, c’est un peu ça. Les meilleurs joueurs du monde viennent s’affronter dans le cadre bucolique de l’Albion éternelle.

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Le changement, c’est pour quand?

Ce devait être l’opération du rachat. Ce fut celle de la confirmation que quelque chose ne tournait vraiment pas rond dans cette équipe de France. Après les scandales ayant émaillé les compétitions internationales des Bleus, dont l’affaire du bus de Knysna fut le point d’orgue il y a deux ans, cet Euro 2012 en Ukraine et en Pologne avait en partie pour objet la refondation de l’image du groupe France. Au-delà des prestations sportives, l’équipe avait pour mission de communiquer sur des valeurs retrouvées et de transmettre un message de rassemblement à son public. Finis, les joueurs s’estimant au-dessus de la hiérarchie. Plus d’insultes disproportionnées à la Anelka à l’encontre de son coach. Fini également l’irrespect des joueurs envers leurs coéquipiers. Plus de provocations donc; à la Nasri contre Henry, ou à la Ribéry-Evra versus Gourcuff. Tout cela, ç’allait bientôt être du passé. On allait voir ce qu’on allait voir. On a vu. Lire la suite

Un maillot brésilien s’il vous plait

La collection 2012-2013 est arrivée. Peu à peu, les équipes de football professionnelles commencent à garnir les rayons des magasins spécialisés avec leurs nouveaux modèles de maillot. Tous les ans, c’est la même chose. Dans un mélange d’excitation et de fébrilité, les supporters attendent de découvrir avec quel accoutrement leur équipe foulera les pelouses tout au long de la saison. Souvent déçus, parfois exaucés, leurs souhaits de modèle dit quelque chose de l’importance de l’esthétisme et de la tradition dans l’identité de marque des clubs. Lire la suite

Maman, j’ai raté Gourcuff

Voilà, c’est fait. Hier, à 11h30 pétantes, le sélectionneur de l’Equipe de France Laurent Blanc a joué son rôle de « Président » et a renvoyé deux de ses joueurs présélectionnés. Le défenseur Mapou Yanga-Mbiwa  et le milieu Yoann Gourcuff. Concernant le premier, la communication de son éviction ne se discute pas. Le récent champion de France avec Montpellier est jeune, c’est tombé sur lui, cela aurait pu tomber sur, au hasard, Matuidi ou Martin. Si cela pose des questions quant au bien-fondé de ne partir qu’avec sept défenseurs et non huit, cette considération relève d’un aspect purement tactique, qu’on ne discutera pas ici. Ce dont on aimerait parler, c’est de la manière dont Laurent Blanc a géré ce qu’il faut bien appeler le « cas » Gourcuff. Lire la suite