Maman, j’ai raté Gourcuff

Voilà, c’est fait. Hier, à 11h30 pétantes, le sélectionneur de l’Equipe de France Laurent Blanc a joué son rôle de « Président » et a renvoyé deux de ses joueurs présélectionnés. Le défenseur Mapou Yanga-Mbiwa  et le milieu Yoann Gourcuff. Concernant le premier, la communication de son éviction ne se discute pas. Le récent champion de France avec Montpellier est jeune, c’est tombé sur lui, cela aurait pu tomber sur, au hasard, Matuidi ou Martin. Si cela pose des questions quant au bien-fondé de ne partir qu’avec sept défenseurs et non huit, cette considération relève d’un aspect purement tactique, qu’on ne discutera pas ici. Ce dont on aimerait parler, c’est de la manière dont Laurent Blanc a géré ce qu’il faut bien appeler le « cas » Gourcuff. Lire la suite

L’affiche de Roland-Garros 2012, vent de fraîcheur ou faute de goût?

D’habitude, les affiches successives des éditions du tournoi parisien s’inscrivent dans un univers assez similaire d’une année à l’autre. La terre battue est généralement mise à l’honneur et la charte graphique se révèle plutôt épurée.

                 

Cette année, les organisateurs de la compétition ont décidé de confier la réalisation de l’affiche à l’artiste « figuratif » français Hervé Di Rosa. Elle représente des visages ronds, jaunes et cyclopes, pourvus de grosses lèvres charnues et arborants une expression hagarde. Ils regardent passer une balle de tennis au sourire bravache et carnassier qui traîne dans son sillage les chiffres « 2012 ». Les mots « Roland » et « Garros » inscrits en grosses lettres baveuses barrent le haut et le bas du print. Le tout dans un environnement coloré à l’extrême. Lire la suite

Roland-Garros, une affaire si française

Tous les ans, Roland-Garros se déroule dans un environnement bien particulier. Couleurs, climat, cadre, contribuent entre autres à créer une atmosphère spéciale propre à ce tournoi. Cette alliance superbe de l’ocre de la terre battue, surface lente qui tranche avec la rapidité des autres tournois du Grand chelem, avec le vert des gradins et des jardins d’Auteuil alentours. Ce climat de début de l’été, lors duquel le soleil baigne les courts d’une chaleur lénifiante et d’une luminosité marquée, ambiance certes interrompue par l’inévitable « journée-sous-la- pluie-de-la-Quinzaine ». Et ce lieu privilégié, implanté autour de la Porte d’Auteuil, dans l’Ouest parisien du cossu XVIème arrondissement, secteur guindé et sportif, qui accueille également le Parc des Princes, le stade Jean-Bouin et l’Hippodrome.

L’image de marque de Roland-Garros, c’est l’alliance de l’histoire du sport avec une certaine identité parisienne. Roland-Garros est d’abord une affaire d’élites. Elite sociale et élite sportive.

Car les Internationaux de France s’inscrivent dans un héritage fort de l’histoire du tennis et de l’art de vivre français. Lire la suite